La présence du MIAMSI  au Conseil de l'Europe

 

 

 

 

A. Une présentation succincte du Conseil de l’Europe et de la place des OING

 

1. Le Conseil de l'Europe, une institution créée pour installer la paix et la coopération

C'est à la fin de  la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle les états, les peuples  et les hommes se sont déchirés, haïs, massacrés que, le 5 mai 1949, 10 états ont créé le Conseil de l’Europe pour se donner une véritable « conscience morale » commune. Le socle, le document fondateur essentiel, adopté dès 1950 est  la « Convention européenne des Droits de l’Homme » (CEDH) que les états membres se sont engagés solennellement à appliquer.

 

 - objectifs du Conseil de l'Europe : 

Ø      défendre et renforcer les principes :

o             démocratiques

o             des Droits Humains

o             des Droits Sociaux

 

En ce qui concerne les Droits sociaux, la prise de conscience de l'importance de ces droits  a été  plus tardive. C'est en 1961 que la "Charte Sociale Européenne" a été approuvée, et profondément révisée en 1999.  En fait, s'agissant de problèmes de santé, de logement, d'éducation, d'emploi, de protection sociale, de liberté de circulation, de non-discrimination, la Charte sociale rejoint et complète les dispositions de la  "CEDH"

 

et ceci pour lutter contre les grands problèmes de la société européenne tels que :

o              racisme et  intolérance

o              discrimination envers les minorités

o              exclusion sociale

o              corruption et crime organisé

o              environnement dégradé

 

Aujourd'hui, le Conseil de l'Europe réunit 47 Etats et plus de 800 millions d'européens.

Son siège est à Strasbourg.

 

Observations :

Le Conseil de l’Europe ne doit pas être confondu avec l’Union Européenne : les deux organisations sont tout à fait distinctes. A noter que les 27 Etats membres de l’Union Européenne font également partie du Conseil de l’Europe

 

2. Les "Organisations Internationales non Gouvernementales" (OING), font entendre leurs voix et agissent au cœur même de la démocratie européenne

 

Les OING constituent un élément essentiel de la société européenne, garantissant les libertés d’expression et d’association, principe fondamentaux de la démocratie.

Au Conseil de l’Europe, elles sont actuellement au nombre de 380 environ, avec un statut "participatif"

 

Avec le Comité des Ministres, l’Assemblée Parlementaire et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, la conférence des OING constitue le 4ème pilier du Conseil de l'Europe (pour en savoir plus sur structures, voir le document dans votre dossier).

 

 

 

Les thèmes suivants sont examinés par les OING dans les différentes commissions qui viennent d'être redéfinies:

Ø      Droits humains

Ø      Développement territorial durable

Ø      Cohésion sociale et éradication de la pauvreté

Ø      Société civile et démocratie

Ø      Culture, science, santé et éducation

 

Par ailleurs deux "groupes transversaux" agissent dans les domaines suivants :

Ø      Egalité entre les femmes et les hommes

Ø      L'Europe et les enjeux mondiaux

 

Grâce au vaste réseau d’OING contribuant à ses travaux, le Conseil de l’Europe reste proche de l’opinion publique et des forces du changement social.

 

B. Le MIAMSI au Conseil de l’Europe

 

1. Un peu d’histoire

 

C’est en 1996 que le Père Jean Bouttier, (ici présent !), alors chargé par l’archevêque de Strasbourg de la pastorale auprès du Conseil de l’Europe, a lancé l’idée de la création d’une équipe du MIAMSI au sein du Conseil de l'Europe

Le MIAMSI, de par l’implication de ses membres dans la vie de nos sociétés et la manière dont fonctionnent les équipes, a en effet une contribution originale à apporter aux travaux des OING ayant statut participatif : la voix de personnes en responsabilité qui ont la volonté de changer les mentalités et d’agir sur les structures de nos sociétés.

 

Le premier travail de notre équipe a été d’apprendre à connaître le fonctionnement du Conseil de l’Europe et le rôle qu’y jouent les OING, ainsi que de préciser les objectifs de notre action au sein de cet organisme. Les OING présentes au Conseil de l’Europe travaillent en effet dans tous les domaines qui sont susceptibles d’interpeller les membres de nos mouvements. Dans ce cadre, nous pouvons, au travers de nos enquêtes,  faire remonter des informations et apporter notre contribution à certains projets sur lesquels travaille le Conseil de l’Europe. C’est là le principal objectif de notre démarche.

Les valeurs défendues par le Conseil de l'Europe et portées haut et fort par l'ensemble des OING qui les défendent et agissent pour elles sont aussi les nôtres : Il s'agit de promouvoir l'égale dignité humaine de tout homme et de tous les hommes, avec une attention plus particulière aux plus faibles et démunis :

Nous nous réjouissons de nous retrouver tous unis; "hommes et femmes de bonne volonté" pour  relever ce défi. La relecture que nous en faisons à la lumière de notre foi, au MIAMSI et avec d'autres OING chrétiennes nous rappelle qu'ainsi nous participons, en toute humilité avec nos "petitement possible", à la construction d'un monde meilleur" tel que Dieu le veut"

 

Aujourd’hui, le MIAMSI participe activement aux travaux des commissions et groupes dans les domaines suivants :

Ø      Droits humains

Ø      Cohésion sociale et éradication de la pauvreté

Ø      Culture, science éducation et santé

Ø      L'Europe et les enjeux mondiaux

 

Par ailleurs notre OING participe régulièrement à des temps forts organisés par le Conseil de l'Europe.

C'est ainsi, qu'entre autres, nous avons participé et même animé un atelier lors du forum de Messine, les 10-13 novembre 2005 sur le thème suivant :

« Intégration des migrants en Europe : quel rôle pour les ONG ? »

 

2. La collaboration avec les mouvements nationaux

 

Afin de pouvoir être efficace dans son travail au Conseil de l’Europe, notre équipe a besoin de la participation de tous les mouvements européens du MIAMSI.

Les enquêtes d’année de nos mouvements reflètent en effet les préoccupations majeures de nos sociétés, et les remontées de ces enquêtes sont souvent susceptibles d’être utilisées dans les contributions de notre mouvement aux travaux du Conseil de l’Europe.

C’est pourquoi l’équipe de Strasbourg, met régulièrement les mouvements nationaux à contribution  pour que le MIAMSI puisse faire connaître le vécu de ses membres et au-delà des personnes des Milieux Indépendants.

 

Bon nombre des membres de notre équipe sont présent à l'AG, équipe locale et élargie aux représentants des mouvements nationaux et je voudrais qu'ils se lèvent

 

C. Une expérience positive

 

1. Par une présence assidue et authentique

 

- à travers le Relais européen du MIAMSI qui nous mandate

- et les mouvements nationaux  qui ont désigné des délégués au sein de l'équipe

 

2. Parce que nous  participons  et apportons notre contribution aux grandes questions que le Conseil de l'Europe aborde :

 

 Il en est ainsi actuellement du  dialogue interculturel et interreligieux.

 Il est de la responsabilité de tous de construire une société dans laquelle nous puissions vivre ensemble dans l'égale dignité. Le dialogue interculturel a un rôle essentiel à jouer à cet égard pour prévenir les clivages ethniques, religieux, et culturels. Il nous permet d'avancer ensemble en reconnaissant nos différentes identités sur la base de valeurs universelles partagées. Le Conseil de l'Europe avec tous les acteurs, y compris les OING dont le MIAMSI a élaboré un 'Livre Blanc" que nous voulons faire nôtre.

 

* bien d'autres questions sont actuellement posées. J'en citerais quelques unes :  

 

Ø      trop occidentales ?

Ø      en harmonie ou en conflit avec la morale et les dogmes ?

Ø      inadaptées en période de crise (terrorisme …) ?

o        comment respecter les droits des migrants sans forcément accueillir tous ceux qui se présentent à nos portes ?

 

3. Parce que, ce que défend le Conseil de l'Europe : Droits de l'Homme, égale dignité, respect, tolérance, refus de la haine… nous rejoint au cœur même du message du Christ et de notre foi :

 

De par son caractère international et ses  objectifs, nous nous situons au Conseil de l'Europe,   d’emblée sur le terrain d’une fraternité sans frontières.

En effet nous rencontrons dans cette Institutions des « femmes et des hommes de bonne volonté » en grand nombre, qui manifestent un engagement impressionnant en faveur de la dignité humaine. C’est une chance pour nous de pouvoir nouer avec ces personnes des liens d’amitié, de partage de responsabilités, de reconnaissance mutuelle. C’est là un des lieux où croyants et non-croyants, chrétiens et non-chrétiens se retrouvent au coude à coude pour servir les Droits de l'Homme ;  Homme et femmes créés à l'image de Dieu.

 

 

table ronde

Jean-Paul Mathern