12ième Assemblée Générale du MIAMSI – Malte 2008

 

Table ronde du 27 Novembre 2008

 

 

Les enjeux de la présence du MIAMSI

auprès des Institutions Internationales

 

 

 

Introduction :

 

A propos de l’International, deux questions reviennent souvent dans les échanges aussi bien au cours des rencontres nationales qu’à l’occasion des réunions d’équipes :

 

Qu’est-ce que nous apporte le MIAMSI ?

 

Quel intérêt pour le MIAMSI d’être présent dans les instances internationales comme l’ONU ou le Conseil de l’Europe ?

 

En réponse à cette double question, je me permets de vous livrer quelques réflexions :

 

1. Nous sommes encore trop souvent enfermés dans une démarche qui a pour modèle le système économique de l’échange commercial : si je paie une cotisation, le MIAMSI me doit quelque chose ! On doit pouvoir trouver une contre partie dont je sois le bénéficiaire ?

 

Est-ce toujours moi, mon mouvement ou ma région qui doivent tirer le bénéfice direct de mon appartenance au MIAMSI ? Ou bien, est-ce que le bénéfice ne reviendrait-il pas aux causes pour lesquelles nous nous engageons ? Notre présence auprès des Instances Internationales relève de cette démarche, de notre volonté de témoigner dans le monde de notre appartenance au Christ, conséquence de la responsabilité que nous donne notre baptême !

 

Par ailleurs, lorsque nous parlons du MIAMSI, de qui parlons-nous sinon de nous tous qui sommes ici ! Le MIAMSI ne se réduit ni au Bureau International que vous élisez, encore moins au président. D’ailleurs, ni l’un ni l’autre n’existeraient sans les membres de chacun de nos mouvements nationaux. 

 

2. Nous sommes, vis à vis des Institutions Internationales, trop souvent incrédules, les considérant comme lointaines et inefficaces.

 

Certes, nous percevons tous que rien n’est simple et que les interventions au niveau supra national sont difficiles. Mais en même temps, et nous l’avons ressenti ce matin, les questions de société qui nous préoccupent ne relèvent plus seulement de notre seul pays, de notre seule région ou même de notre continent.

 

3. L’universalité de l’Eglise, la volonté de construire ensemble le Royaume, dépasse largement notre propre équipe, notre paroisse, notre pays et notre continent.

 

L’Evangile, la Bonne Nouvelle n’est pas nationale ! Dans cette perspective, comme l’ont déjà dit plusieurs d’entre nous, Saint Paul est pour nous un bel exemple !

 

Chers amis, être représenté auprès du Conseil de l’Europe et de l’ONU, c’est une chance que nous avons du mal à mesurer, à percevoir.

Les interventions qui vont suivre vont sans aucun doute vous le montrer de manière plus claire. Elles devraient répondre à la question suivante :

 

En quoi notre présence auprès des Institutions Internationales est en cohérence avec nos intuitions, est en harmonie avec notre identité humaine et chrétienne.

 

 

Après que Fernando Aguirre, président du MIAMSI de 1992 à 1996, nous ait rappelé comment nous avons obtenu le statut d’OING auprès de l’ONU / ECOSOC, nous pourrons entendre les rapports de nos deux représentants auprès de l’ONU et du Conseil de l’Europe, respectivement Daniel Défago, de Genève et Jean Paul Mathern de Strasbourg.

 

Puis, Dominique Lemau de Talancé qui a été pendant très longtemps notre représentant au sein de la Conférence des Organisations Internationales Catholiques  (dont il a assuré la dernière année de présidence), nous parlera de l’importance de nous regrouper entre associations pour apporter notre vision du monde et proposer un chemin d’humanité en fonction de nos intuitions et de notre vécu spécifique.

 

Enfin, Fermina Alvarez, de la Secrétairerie d’Etat, nous parlera de la manière dont le Saint Siège conçoit notre collaboration au quotidien et lors des nombreuses rencontres auxquelles nous sommes si souvent conviés.

 

                          Daniel GUERY

Président du MIAMSI